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Réponses aux questions soulevées par le documentaire "du poison dans l'eau du robinet"

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Pour faire suite au documentaire "poisonDu poison dans l'eau du robinet" diffusé sur France 3, lundi 17 mai 2010, il nous est apparu important de répondre à ces questions à l’échelle du territoire du SIAEP de la forêt de Rambouillet.

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L'objectif de la commission « qualité de l’eau » n’est pas de polémiquer sur la qualité du reportage, mais simplement d’apporter des éléments de réponses aux questions de nos abonnés.

 

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Voici donc les réponses aux questions soulevées par cette émission. Elles ont été validées par l'ARS (ex DDASS) :

 

 

MÉDICAMENTS

Actuellement très peu de prélèvements sont réalisés sur les molécules médicamenteuses dans notre département. Des études expérimentales sont conduites sur 3 captages du département. Les résultats partiels dont on dispose montrent la présence de très faibles traces de résidus médicamenteux dans l’eau des forages, influencée par des eaux superficielles recueillant des eaux traitées de STEP (station d’épuration).

Aucun test n'a été réalisé à ce jour sur les forages du Syndicat. Il est possible que nous en réalisions à l’avenir pour intégrer la recherche de certaines molécules.

 

RADON

La radioactivité est mesurée à partir de 3 paramètres : l’activité alpha globale, l’activité béta globale et le tritium. Des références de qualité existent pour ces trois paramètres mais le repère qualitatif est la dose totale indicative (DTI) calculée à partir de l’activité alpha et béta globale, DTI qui doit être inférieure à 0,1 miliSivert/an. Lorsque ce niveau est atteint la DDASS réalise une mesure précise et approfondie de la radioactivité (on teste précisément les radionucléides tels que le radon). Dans notre département la DTI est toujours < à 0,1.

Aucun élément radioactif n’a été mesuré sur les forages du SIAEP.

 

ALUMINIUM

La présence d’aluminium dans l’eau provient soit de pollutions dues à des installations industrielles, soit de traitements réalisés sur les eaux brutes présentant une forte turbidité dans le but de rendre l’eau potable. L’aluminium est utilisé dans l’étape de clarification des eaux superficielles (rivières) pour éliminer les boues. Il permet d’agglomérer les particules de boue et facilite leur extraction sous forme de gros flocons. La référence de qualité est fixée à 200 microgrammes/litre.

Dans notre syndicat nous ne traitons pas d’eaux superficielles et n’utilisons pas d’aluminium dans nos usines de traitement. Au cours des trois dernières années les taux d’aluminium relevés étaient < à 20 microgrammes/litre et les derniers résultats récents étaient < 5 microgrammes/litre.

L’alternative à l’aluminium est le chlorure ferrique qui peut présenter l’inconvénient de légèrement colorer l’eau en cas d’utilisation importante.